Par son geste, elle pose de questions sur le sens de la démarche artistique : la modernité est elle unique ? Faut-il la décliner selon le lieu de l’inspiration ?
A cette double interrogation, Mme Colin reste évasive mais invite le public à répondre en regardant la multitude de couleurs et des possibilités avec des objets simples d’inspiration.
Merci à l’apport photographique de Catherine Autissier, qui se produira aussi dans la base de loisirs prochainement.
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Est-il nécessaire de retomber en enfance, ne serait-ce qu’un week-end pour apprécier les joies d’un vide grenier ? C’est pourtant ce qu’a proposé cette année Verneuil-sur-Seine les 6 et 7 juin et nombreux sont ceux qui ont joué le jeu. Pour cela pas besoin de s’étendre afin de consulter un spécialiste, de mâchonner sa « madeleine de Proust » ou de rêver tout éveillé. Il suffisait de se promener, de flâner, de s’attarder ou tout simplement de regarder avec envie tous ces jouets exposés. Anciens ou récents ils dégageaient pour beaucoup un air de déjà vu, un aspect de ressenti comme des flashes back inconscients, images subliminales qu’un autre souvenir chassait bientôt car il revenait plus tard devant un autre objet convoité.
Ici une poupée, là un monstre grimaçant, plus loin quelques animaux exotiques ou des jouets inclassables qui firent la joie de bambins devenus adultes... Qui sait ce que cache l’éventaire à la Prévert de cet immense marché ? Rien ou peut-être tout. Pour qui ? Pourquoi ? A chacun sa réponse.
Finalement ce retour vers le futur valait bien une visite chez le psy, l’économie réalisée permettant d’acquérir quelque objet inutile pour la plus grande satisfaction des vendeurs qui sans le savoir avaient exposé sur leurs stands leurs propres souvenirs afin de les évacuer moyennant quelques euros. Un échange gagnant-gagnant comme aiment à le rappeler les bons vendeurs. C.s.B.
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